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[[socialiste]], [[communiste]] russe.
'''Lénine''' (1870–1924), dirigeant bolchevique et premier chef du gouvernement soviétique, défendait un pouvoir affranchi de toute limite légale. Une question demeure : qu’est-ce qui protège l’individu contre un gouvernement prétendant agir au nom de sa classe ?


membre du [[Parti socialiste suisse]] [https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_socialiste_suisse] :
== Un pouvoir sans limites légales ==
 
Dans ''La Révolution prolétarienne et le renégat Kautsky'' (1918), Lénine définit la dictature :
 
<blockquote>« La dictature est un pouvoir reposant directement sur la force et affranchi de toute loi. »</blockquote>
 
La formulation anglaise dont cette phrase est traduite est :
 
<blockquote>« Dictatorship is rule based directly upon force and unrestricted by any laws. »</blockquote><ref>[https://www.marxists.org/archive/lenin/works/1918/prrk/common_liberal.htm V. I. Lenin, The Proletarian Revolution and the Renegade Kautsky, chapitre How Kautsky Turned Marx Into a Common Liberal, 1918, traduction anglaise du Marxists Internet Archive].</ref>
 
Qualifier les gouvernants de prolétaires ne résout pas le problème. Quelqu’un décide de l’appartenance à la classe réprimée et de ce qui constitue une opposition. Prétendre représenter les travailleurs ne protège pas le travailleur concret qui conteste le pouvoir. La distinction entre législation et [[Droit]] porte précisément sur ces limites.
 
== La terreur comme instruction ==
 
Dans un télégramme aux communistes de Penza daté du 11 août 1918, Lénine ordonne de pendre publiquement au moins 100 personnes qualifiées de koulaks, de riches et de sangsues, de publier leurs noms, de saisir leur blé et de désigner des otages. La population des environs devait voir l’exemple et en avoir peur. Le document est un ordre de recourir à la terreur ; à lui seul, il n’établit pas combien de personnes furent effectivement exécutées.<ref>[https://www.marxists.org/archive/lenin/works/1918/aug/11c.htm V. I. Lenin, Telegram to Comrades Kuraev, Bosh, Minkin, and other Penza communists, 11 août 1918 ; traduction de Richard B. Day, avec liens vers les images du document à la Bibliothèque du Congrès].</ref>
 
== Les liens avec le socialisme suisse ==
 
[[Socialiste]], [[communiste]] russe.
 
Membre du [[Parti socialiste suisse]] [https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_socialiste_suisse] :


:Les socialistes zurichois, parmi lesquels Fritz Platten et Willi Münzenberg, sont plus radicaux et plus décidés que leurs collègues bernois. Et donc, espère Lénine, plus réceptifs à ses idées.
:Les socialistes zurichois, parmi lesquels Fritz Platten et Willi Münzenberg, sont plus radicaux et plus décidés que leurs collègues bernois. Et donc, espère Lénine, plus réceptifs à ses idées.
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::[https://web.archive.org/web/20170214002559/https://www.swissinfo.ch/fre/l%C3%A9nine-et-la-r%C3%A9volution-jamais-n%C3%A9e/224166 Lénine et la révolution jamais née] [https://www.swissinfo.ch/fre/l%C3%A9nine-et-la-r%C3%A9volution-jamais-n%C3%A9e/4120770]
::[https://web.archive.org/web/20170214002559/https://www.swissinfo.ch/fre/l%C3%A9nine-et-la-r%C3%A9volution-jamais-n%C3%A9e/224166 Lénine et la révolution jamais née] [https://www.swissinfo.ch/fre/l%C3%A9nine-et-la-r%C3%A9volution-jamais-n%C3%A9e/4120770]


:Du 30 juin au 4 juillet 1982, une délégation du PS Suisse, composée de six personnes, a séjourné en RDA à la suite d'une invitation du parti socialiste unifié d'Allemagne (SED). Ce régime de violence communiste jetait à l'époque ses opposants politiques en prison et donnait à ses polices de frontière l'ordre de tirer sur ceux qu'on appelait les « fugitifs de la République ». Le secrétaire général du Parti socialiste unifié Erich Honecker accueillit les socialistes suisses pour une rencontre au cours de laquelle le président du Parti socialiste suisse Hubacher déclara fièrement dès le début que Lénine avait été membre de ce parti et que son livre des membres pouvait être visité au musée national de Zurich. Après un entretien de quatre heures, on s'accorda à publier ensemble un communiqué. Selon l'organe du SED ''Neues Deutschland'', ''« Erich Honecker et Helmut Hubacher ont exprimé leur grande inquiétude face à la détérioration de la situation internationale, causée par les milieux agressifs de l'impérialisme »''. Hubacher condamna dans une déclaration orale la guerre d'Israël au Liban. Au nom de Honecker, Hermann Axen, membre du Politburo, eut avec Hubacher un ''« entretien confidentiel »'' concernant les restrictions de crédit des grandes banques suisses vis-à-vis de la RDA. Hubacher s'opposa à de telles restrictions et se déclara partisan d'un renforcement des relations économiques entre la Suisse et la RDA. Il promit de parler avec le ministres des Finances socialiste Ritschard et avec le président des grandes banques suisses. Plus tard, Hubacher ne voulut plus se rappeler d'un tel accord et refusa que l'on consulte des dossiers le concernant.
Dans ''La liberté plutôt que le socialisme'', Christoph Blocher présente ainsi la visite de 1982 :


::Entretien d'Erich Honecker avec Helmut Hubacher. Aktuelle Probleme der Friedenssicherung und Abrüstung erörtert. Grosse Besorgnis über die Zuspitzung der Lage durch Imperialismus, in: Neues Deutschland, 2 juillet 1982. 41 Originalakten Beziehungen SPS und SED in der Stiftung Archiv der Parteien und Massenorganisationen der DDR (SAPMO), Bundesarchiv Berlin, Finckensteinallee 63, Berlin. Cf. également Res Strehle et Fred Müller: Die Gabe der schlechten Erinnerung. SED-Geheimdokumente widerlegen Helmut Hubachers Darstellung der Ostberlinreise 1982, dans: Facts No. 35, 31 août 1995, p. 20 ff.  
:Du 30 juin au 4 juillet 1982, une délégation du PS Suisse, composée de six personnes, a séjourné en RDA à la suite d’une invitation du parti socialiste unifié d’Allemagne (SED). Ce régime de violence communiste jetait à l’époque ses opposants politiques en prison et donnait à ses polices de frontière l’ordre de tirer sur ceux qu’on appelait les « fugitifs de la République ». Le secrétaire général du Parti socialiste unifié Erich Honecker accueillit les socialistes suisses pour une rencontre au cours de laquelle le président du Parti socialiste suisse Hubacher déclara fièrement dès le début que Lénine avait été membre de ce parti et que son livre des membres pouvait être visité au musée national de Zurich. Après un entretien de quatre heures, on s’accorda à publier ensemble un communiqué. Selon l’organe du SED ''Neues Deutschland'', ''« Erich Honecker et Helmut Hubacher ont exprimé leur grande inquiétude face à la détérioration de la situation internationale, causée par les milieux agressifs de l’impérialisme »''. Hubacher condamna dans une déclaration orale la guerre d’Israël au Liban. Au nom de Honecker, Hermann Axen, membre du Politburo, eut avec Hubacher un ''« entretien confidentiel »'' concernant les restrictions de crédit des grandes banques suisses vis-à-vis de la RDA. Hubacher s’opposa à de telles restrictions et se déclara partisan d’un renforcement des relations économiques entre la Suisse et la RDA. Il promit de parler avec le ministre des Finances socialiste Ritschard et avec le président des grandes banques suisses. Plus tard, Hubacher ne voulut plus se rappeler d’un tel accord et refusa que l’on consulte des dossiers le concernant.
 
::Entretien d’Erich Honecker avec Helmut Hubacher. Aktuelle Probleme der Friedenssicherung und Abrüstung erörtert. Grosse Besorgnis über die Zuspitzung der Lage durch Imperialismus, in : Neues Deutschland, 2 juillet 1982. 41 Originalakten Beziehungen SPS und SED in der Stiftung Archiv der Parteien und Massenorganisationen der DDR (SAPMO), Bundesarchiv Berlin, Finckensteinallee 63, Berlin. Cf. également Res Strehle et Fred Müller : Die Gabe der schlechten Erinnerung. SED-Geheimdokumente widerlegen Helmut Hubachers Darstellung der Ostberlinreise 1982, dans : Facts No. 35, 31 août 1995, p. 20 ff.  
:: [[La liberté plutôt que le socialisme]]
:: [[La liberté plutôt que le socialisme]]




A Zurich, les émigrés socialistes peuvent surtout participer directement
L’Eintracht, club ouvrier fondé à Zurich en 1836 par des émigrés allemands, permettait aux exilés de participer aux activités socialistes. Il comptait près de mille membres en 1914 et disposait d’une salle de 440 places, d’une bibliothèque, d’une salle de lecture et d’une cantine. Plékhanov, Lénine, Trotski, Martov et Radek y donnaient des conférences rémunérées. Trotski y présenta ses thèses sur ''La Guerre et l’Internationale'', publié à Zurich. Lorsque Radek y exprima son pessimisme sur l’avenir de la révolution, Lénine vint de Berne pour en discuter avec lui.<ref>[https://serval.unil.ch/resource/serval:BIB_0C78C6604883.P001/REF Jean-François Fayet, Les révolutionnaires russes et polonais installés en Suisse pendant la Première Guerre mondiale, p. 393].</ref>
aux activités du Parti socialiste suisse (PSS) en s’inscrivant à l’Eintracht,
un club ouvrier fondé en 1836 par des émigrés allemands. Le club, qui
compte en 1914 près de mille membres de plusieurs nationalités, dispose
d’une salle de quatre-cent-quarante places, d’une excellente bibliothèque
socialiste, d’une salle de lecture et d’une cantine. Lieu de rencontre et de
socialisation, l’Eintracht sert aussi de tribune publique aux principales
figures socialistes établies ou de passage en Suisse. Plekhanov, Lénine,
Trotski, Martov et Radek, y font des conférences bien rémunérées27, qui
leur permettent de confronter leurs analyses de la situation. C’est dans ce
cadre que Trotski présente ses thèses sur La Guerre et l’Internationale, dont
l’édition se fait à Zurich. C’est aussi là que Karl Radek fit état de son pessimisme sur l’avenir de la révolution, suscitant le courroux de Lénine qui
prend le train de Berne pour venir s’entretenir avec lui.


https://serval.unil.ch/resource/serval:BIB_0C78C6604883.P001/REF
https://serval.unil.ch/resource/serval:BIB_0C78C6604883.P001/REF
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https://www.lepoint.fr/histoire/il-y-a-100-ans-lenine-preparait-la-revolution-bolchevique-en-suisse-21-02-2017-2106420_1615.php
https://www.lepoint.fr/histoire/il-y-a-100-ans-lenine-preparait-la-revolution-bolchevique-en-suisse-21-02-2017-2106420_1615.php


* responsable de la famine en [[Ukraine]] en 1921-1923 (voir [[Holodomor]])
== Ukraine et famines ==
 
Le Musée de l’Holodomor relie les décisions de Lénine et la poursuite des prélèvements alimentaires en Ukraine à la famine de 1921–1923. Celle-ci doit être distinguée de l’[[Holodomor]] de 1932–1933, survenu après sa mort.<ref>[https://holodomormuseum.org.ua/en/vystavka/holodovka-21-23-ho-2/ Musée national de l’Holodomor, Famine of 21–23, exposition de 2018].</ref>
 
Dominique Colas étudie la tension entre l’autodétermination nationale proclamée et la priorité accordée par Lénine au pouvoir bolchevique. Présenter Lénine comme le créateur de l’Ukraine ne résout pas la question de la liberté des Ukrainiens de refuser ce pouvoir.<ref>[https://www.sciencespo.fr/ceri/fr/content/dossiersduceri/lenine-est-il-l-auteur-et-l-architecte-de-l-ukraine-comme-le-dit-poutine Dominique Colas, Lénine est-il « l’auteur et l’architecte » de l’Ukraine comme le dit Poutine ?, Sciences Po CERI, avril 2022].</ref>
 


* https://www.sciencespo.fr/ceri/fr/content/dossiersduceri/lenine-est-il-l-auteur-et-l-architecte-de-l-ukraine-comme-le-dit-poutine
* https://www.sciencespo.fr/ceri/fr/content/dossiersduceri/lenine-est-il-l-auteur-et-l-architecte-de-l-ukraine-comme-le-dit-poutine
== Les usines Lénine et les ouvriers de Plzeň ==
En 1953, les anciennes usines Škoda de Plzeň portaient le nom de Lénine. Leurs ouvriers participèrent aux [[Manifestations de Plzeň en 1953|protestations contre la réforme monétaire]]. Le nom du dirigeant révolutionnaire ne protégeait ni leurs économies ni leur liberté de protester.<ref>[https://www.nacr.cz/wp-content/uploads/2024/04/PH_24_2_2016_Slouf.pdf Jakub Šlouf, Justiční procesy s účastníky plzeňské revolty 1. června 1953, Paginae historiae 24/2, 2016, p. 214–216 et 221–225].</ref>
== Voir aussi ==
* [[Droit]]
* [[Réforme monétaire tchécoslovaque de 1953]]
* [[Manifestations de Plzeň en 1953]]
* [https://en.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Lenin%27s_Hanging_Order L’ordre de pendaison de Lénine, sur Wikipédia en anglais]
* [http://www.orlandofiges.info/section10_RevolutionfromAbove/TheWaragainsttheKulaks.php Orlando Figes, The War against the ’Kulaks’]
* [https://threadreaderapp.com/thread/1584925310092394496.html Fil sur Lénine et l’Ukraine] ([https://twitter.com/peremogachenko/status/1584925310092394496 publication originale] ; [https://liberpedia.net/threads/peremogachenko-Lenin.pdf copie en PDF])
== Références ==
<references/>
[[en:Vladimir Lenin]]
[[es:Vladímir Lenin]]
[[cs:Vladimir Iljič Lenin]]
[[ru:Владимир Ленин]]
[[uk:Володимир Ленін]]

Version actuelle datée du 26 October 2026 à 04:43

Lénine (1870–1924), dirigeant bolchevique et premier chef du gouvernement soviétique, défendait un pouvoir affranchi de toute limite légale. Une question demeure : qu’est-ce qui protège l’individu contre un gouvernement prétendant agir au nom de sa classe ?

Un pouvoir sans limites légales

Dans La Révolution prolétarienne et le renégat Kautsky (1918), Lénine définit la dictature :

« La dictature est un pouvoir reposant directement sur la force et affranchi de toute loi. »

La formulation anglaise dont cette phrase est traduite est :

« Dictatorship is rule based directly upon force and unrestricted by any laws. »

[1]

Qualifier les gouvernants de prolétaires ne résout pas le problème. Quelqu’un décide de l’appartenance à la classe réprimée et de ce qui constitue une opposition. Prétendre représenter les travailleurs ne protège pas le travailleur concret qui conteste le pouvoir. La distinction entre législation et Droit porte précisément sur ces limites.

La terreur comme instruction

Dans un télégramme aux communistes de Penza daté du 11 août 1918, Lénine ordonne de pendre publiquement au moins 100 personnes qualifiées de koulaks, de riches et de sangsues, de publier leurs noms, de saisir leur blé et de désigner des otages. La population des environs devait voir l’exemple et en avoir peur. Le document est un ordre de recourir à la terreur ; à lui seul, il n’établit pas combien de personnes furent effectivement exécutées.[2]

Les liens avec le socialisme suisse

Socialiste, communiste russe.

Membre du Parti socialiste suisse [1] :

Les socialistes zurichois, parmi lesquels Fritz Platten et Willi Münzenberg, sont plus radicaux et plus décidés que leurs collègues bernois. Et donc, espère Lénine, plus réceptifs à ses idées.
Le futur père de la révolution russe devient donc membre du Parti socialiste zurichois et participe assidûment à ses réunions.
Lénine et la révolution jamais née [2]

Dans La liberté plutôt que le socialisme, Christoph Blocher présente ainsi la visite de 1982 :

Du 30 juin au 4 juillet 1982, une délégation du PS Suisse, composée de six personnes, a séjourné en RDA à la suite d’une invitation du parti socialiste unifié d’Allemagne (SED). Ce régime de violence communiste jetait à l’époque ses opposants politiques en prison et donnait à ses polices de frontière l’ordre de tirer sur ceux qu’on appelait les « fugitifs de la République ». Le secrétaire général du Parti socialiste unifié Erich Honecker accueillit les socialistes suisses pour une rencontre au cours de laquelle le président du Parti socialiste suisse Hubacher déclara fièrement dès le début que Lénine avait été membre de ce parti et que son livre des membres pouvait être visité au musée national de Zurich. Après un entretien de quatre heures, on s’accorda à publier ensemble un communiqué. Selon l’organe du SED Neues Deutschland, « Erich Honecker et Helmut Hubacher ont exprimé leur grande inquiétude face à la détérioration de la situation internationale, causée par les milieux agressifs de l’impérialisme ». Hubacher condamna dans une déclaration orale la guerre d’Israël au Liban. Au nom de Honecker, Hermann Axen, membre du Politburo, eut avec Hubacher un « entretien confidentiel » concernant les restrictions de crédit des grandes banques suisses vis-à-vis de la RDA. Hubacher s’opposa à de telles restrictions et se déclara partisan d’un renforcement des relations économiques entre la Suisse et la RDA. Il promit de parler avec le ministre des Finances socialiste Ritschard et avec le président des grandes banques suisses. Plus tard, Hubacher ne voulut plus se rappeler d’un tel accord et refusa que l’on consulte des dossiers le concernant.
Entretien d’Erich Honecker avec Helmut Hubacher. Aktuelle Probleme der Friedenssicherung und Abrüstung erörtert. Grosse Besorgnis über die Zuspitzung der Lage durch Imperialismus, in : Neues Deutschland, 2 juillet 1982. 41 Originalakten Beziehungen SPS und SED in der Stiftung Archiv der Parteien und Massenorganisationen der DDR (SAPMO), Bundesarchiv Berlin, Finckensteinallee 63, Berlin. Cf. également Res Strehle et Fred Müller : Die Gabe der schlechten Erinnerung. SED-Geheimdokumente widerlegen Helmut Hubachers Darstellung der Ostberlinreise 1982, dans : Facts No. 35, 31 août 1995, p. 20 ff.
La liberté plutôt que le socialisme


L’Eintracht, club ouvrier fondé à Zurich en 1836 par des émigrés allemands, permettait aux exilés de participer aux activités socialistes. Il comptait près de mille membres en 1914 et disposait d’une salle de 440 places, d’une bibliothèque, d’une salle de lecture et d’une cantine. Plékhanov, Lénine, Trotski, Martov et Radek y donnaient des conférences rémunérées. Trotski y présenta ses thèses sur La Guerre et l’Internationale, publié à Zurich. Lorsque Radek y exprima son pessimisme sur l’avenir de la révolution, Lénine vint de Berne pour en discuter avec lui.[3]

https://serval.unil.ch/resource/serval:BIB_0C78C6604883.P001/REF

https://www.lepoint.fr/histoire/il-y-a-100-ans-lenine-preparait-la-revolution-bolchevique-en-suisse-21-02-2017-2106420_1615.php

Ukraine et famines

Le Musée de l’Holodomor relie les décisions de Lénine et la poursuite des prélèvements alimentaires en Ukraine à la famine de 1921–1923. Celle-ci doit être distinguée de l’Holodomor de 1932–1933, survenu après sa mort.[4]

Dominique Colas étudie la tension entre l’autodétermination nationale proclamée et la priorité accordée par Lénine au pouvoir bolchevique. Présenter Lénine comme le créateur de l’Ukraine ne résout pas la question de la liberté des Ukrainiens de refuser ce pouvoir.[5]


Les usines Lénine et les ouvriers de Plzeň

En 1953, les anciennes usines Škoda de Plzeň portaient le nom de Lénine. Leurs ouvriers participèrent aux protestations contre la réforme monétaire. Le nom du dirigeant révolutionnaire ne protégeait ni leurs économies ni leur liberté de protester.[6]

Voir aussi

Références